vendredi, 13 juin 2008

Voyage au bout de la nuit


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L’espoir ne dure pas longtemps. Je suis déjà passée par ce chemin. Je ne sais pas si ce sont les montagnes russes, le palais des glaces ou un manège. Je descends, je grimpe, je me cogne, je tourne en rond…

 

Plus envie de rien. Mes obligations m’étouffent tandis que mes loisirs m’étreignent doucement, mais sûrement, les doigts serrés autour de mon cou, tout, absolument tout m’asphyxie.

 

Je n’ai plus de drogues. J’ai tout laissé derrière moi quand, animée par mes passions, par mes lueurs, je pensais y arriver, je me sentais capable. Maintenant, je ne sens plus rien. Je dois écrire ma motivation, ma démission.

 

Je n’ai plus le cœur à rien. Je voudrais juste me blottir dans ses bras et pleurer là, là où je suis bien, là où je suis sûre, là où j’aime. Mais il est loin, il est loin… C’est moi qui pars…

 

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jeudi, 05 juin 2008

Requiem for a dream


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Ici on n’est rien pour personne dit-elle. Ses mots résonnent dans ma tête, se reflètent dans ma vie. Le peu de lien que l’on tisse, le Temps se charge de l’effriter. Quand on y pense, ce n’est même pas angoissant, juste triste. Ainsi, à part ceux qui ont des liens privilégiés, des liens du sang, « rien de secret, tout se perd ».

 

 

Mon passé m’abime. Il se conjugue au présent. Il hante mes journées. Mon présent faisait des faux-bonds. Il est comme passé, comme déjà absent, il bondit dans le futur. Mon avenir semblerait un abîme au bord duquel je me tenais comme une équilibriste unijambiste prête à traverser une ficelle qui ne lia rien. Rien que moi qui perds le fil.

 

 

Alors quoi ? Je laisse tomber ceux qui tiennent le plus à moi, peut-être. Je me laisse ballotter d’une minute à l’autre, d’un aller au retour, d’un désintérêt à un mépris, d’une inertie à une servilité… Je me perds encore et encore. Le Temps bordel est définitivement mon pire ennemi.

 

 

Je n’y arrive pas, je n’y arrive plus. Où sont donc passés mes rêves ? En ai-je jamais eu ? Et l’ivresse de l’encre s’efface à mesure que les mots ne tiennent plus la route, ne tiennent plus en place. Je suis aphone. Ma voix s’en est allée hurler quelque part dans mon passé au milieu des larmes qui m’ont noyée.

 

 

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lundi, 02 juin 2008

Jeux d'enfants


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"Il fut un temps où rien n'était éteint
Où seul l'or de mon coeur donnait l'heure
Et alors j'étais fort, mais j'ai perdu la fleur et l'innocence
Dans ce décor je me sens perdu, rien n'a plus de sens
Mais j'ai encore quelques rêves et si tant est que j'aie le temps
J'irai caresser leurs lèvres
J'ai encore quelques rêves
Et si tant est que j'aie le temps j'irai caresser leurs lèvres
Il fut un temps où rien n'était éteint
Où seul l'or de mon coeur donnait l'heure
Et alors j'étais fort, mais j'ai perdu la fleur et l'innocence
Dans ce décor je me sens perdu, car rien n'a plus de sens

Si le temps avance trop
Je me sens de taille (Il nous entaille ?)

Je suis un enfant
Je refuse le temps

Je regarde le ciel et cet arc-en-ciel qui m'apaise
Je regarde la lumière et puis j'erre dans mes rêves

Oublier le temps
Rester un enfant"

 

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Moi je veux des bisounours. Je veux des milliers de bonbons de toutes les couleurs. Je veux plein de goûts sucrés. Je veux que ça pétille. Je veux de la magie. Je veux du soleil et de la pluie. Je veux jouer dehors. Je veux sauter dans des flaques. Je veux des dessins animés. Je veux des rêves. Je veux des nuages et des flocons et des étoiles. Je veux sourire. Je veux rire aux éclats.

 

Je veux ne plus me souvenir de rien. Je veux ne plus me soucier de rien. Je veux courir et puis sauter et puis danser. Je veux m’en aller. Et aussi je veux errer dans mes rêves…

dimanche, 01 juin 2008

Snow cake


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- In the present moment.

 

Les inscriptions dans ce que j’aime. Retrouver P. Une balade sur le canal de l’Ourcq. Une virée en scooter. Un encouragement muet de mon père. Se poser sur les quais avec E. Prendre des cours de salsa. Un message de J. Les rêves de mes petits cousins. Deux jours à tuer. La solidarité de H. Finir mes livres. Grace is gone. Les gens qui dansent à côté de l’eau. Le saut en parachute. Le sourire de S. Le pot sous la pluie au Point Ephémère avec L. Les projets. Les espoirs. Les buts…

 

 

 

- A fresh start.

 

 

 

J’ai sauté dans le vide. Face à la mer. Je l’ai perdu pour mieux le retrouver. Je m’éloigne d’elles jour après jour. J’ai mis des kilomètres sur des distances déjà présentes. Je voulais m’échapper à moi-même. Je voulais me perdre. Je voulais me retrouver. Je ne savais pas ce que je voulais. Je me suis égarée dans les rues, les livres, les bouteilles, les parcs, les joints, les salles obscures…

 

 

 

- Baby steps.

 

 

 

Mais j’ai des buts. J’ai des encouragements. J’ai des renforts. J’ai des rêves. Peu de moyens mais j’ai ce petit truc, ce quelque chose innommable, indéfinissable qui donne envie d’avancer. C’est là, dans l’estomac, dans les tripes, dans le cerveau, je dirais dans les cojones si j’en avais. C’est minuscule. Mais c’est là et j’ai bien l’intention de m’y accrocher, chaque minute, chaque seconde jusqu’à la prochaine. Pour pouvoir mettre un pied devant l’autre.

 

 

 

- Numb.

 

 

 

Je me raccroche à tout ce que j’aime. Et j’en aime des choses. J’avais juste oublié. C’est ça le pire de la souffrance, de la dépression, de la folie. C’est l’oubli. On oublie pourquoi on est là, pourquoi il faut s’accrocher, on oublie qui on aime, et ce qu’on aime, on oublie d’aimer, on s’oublie soi-même, et on s’enfonce, on s’enlise dans ses maux, dans sa merde, sa complaisance, sa souffrance. On ne vit que dans elle, et par elle. On ne vit plus. On attend la mort.

 

 

 

 -

 

 

 

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samedi, 03 mai 2008

On ira voir la mer


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We won't have a thing

So we've got nothing to lose

So we can all be free

Maybe not with words, maybe not with a look but with your mind...

 

C'est ça. Deauville encore. Deux fois en un mois. J'étais seule, la dernière fois, désespérée, prête à partir, noyée, endormie, consumée. Mais Il était venu. P. La mer m'avait fait du bien.

Cette fois je suis avec mes amis, et je ne me suis jamais sentie aussi esseulée. La mer n'est qu'un décor. Mes fous-rires singés, mes yeux embués derrières mes lunettes noires.

 

I'm willing to go on on but not alone not now...

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