mardi, 29 avril 2008
Virgin state of mind
« Certains moments de notre vie ressemblent à une éclipse où ni l’espoir ni le désespoir n’ont de poids. Il ne reste qu’un entre-deux innommable, ni serein ni inquiétant, rien que le fait d’exister, comme nu au milieu des pierres, l’œil rivé sur un coin de ciel bleu. »
Premières heures au paradis, Hafid Aggoune.
N’être plus qu’un œil. N’être plus qu’un corps. N’être plus qu’une voix. N’être plus qu’encre.
Exister à travers ce qu’on aime. Ne vibrer que pour ses propres passions.
Je ne sais plus exactement qui je suis. Ni où je vais. Je sais juste que si je continue dans cette voie, je vais crever vive dans une vie que j’ai choisie par défaut, à cause de la situation, pour les autres, pour des milliers de raisons, pour des milliers d'excuses, mais pas pour moi.
What the hell am I doing here? I don’t belong here.
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lundi, 28 avril 2008
Walk the line
Je me suis promenée dans le temps et dans l’espace.
J’ai ouvert les yeux sur la beauté, la cruauté et la vérité de notre monde. C’était sur les grilles du Sénat, « 30 ans d’émotion », d’intensité, de grâce, de gêne, d’admiration.
Et puis on va plus loin en descendant sur la place de la Sorbonne, 40 ans en arrière, on se promène sous les pavés…
Je me suis baladée dans le Quartier Latin aujourd’hui.
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 27 avril 2008
Les oiseaux ont eux aussi le vertige
"Comme ça près de la mer, j'ai pensé à Jeff avec ses Docs qui s'est enfoncé dans l'eau jusqu'à mourir comme un ange."
A l'Ouest, Olivier Adam.
J'aurai toujours cette vie. Pourquoi lutter? Oui j'ai forgé de mes propres mains les barreaux de ma prison. Mais valais-je autre chose? Sérieusement, fais-toi une raison. Retourne à la réalité. Dieu n'est pas là. Il ne l'a jamais été. Tu as cessé de croire en lui il y a longtemps déjà. Tu as décidé de rester sur terre. Rester sur terre, c'est aussi ne pas rêver. Comment rêver aux étoiles quand on rampe dans la merde. Voilà. Dis-le. Tu n'écriras jamais. Tu as laissé tout derrière, tout ce qui te faisait vivre. L'écriture, la scène, les rêves inacessibles.
Rien. Ta vie n'est rien et c'est bien comme ça. Pourquoi tu n'aurais pas droit à ta vie banale toi aussi. Qui es-tu pour croire, pour avoir cru que tu valais plus que ça. Tu mérites cette vie que tu craignais. Enlise-toi. Emmure-toi. Enterre-toi. Tu ne mérites que ça. Qu'as-tu de plus que les autres. Si ce n'est moins.
La Bellevilloise. Loft arty, Danse généraliste, et jolie terrasse. J'avais oublié combien les rues du 20ème étaient mignonnes avec tous ses bars sympas ouverts jusque tard dans la nuit, tous ses gens regroupés sur les routes qui ne laissent pas passer les voitures, qui grignotent un peu plus de la nuit, chaude pour une fois, parisienne.
Je revois. Je reviens. Je revis.
Paris, sa musique, ses couleurs, sa chaleur, ses habitants, ses différences, ses boissons, sa vie, la vie.
Elle doit trouver les moyens d'y croire. Elle doit finir Grande. Elle doit trouver la force, le courage et l'espoir. Elle doit rester sur terre, *dans le caniveau peut-être mais en regardant les étoiles.*

01:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Amnesia
J'avais oublié cet endroit.
Quand mon ordinateur avait lâché et que j'avais paumé toutes mes données, je ne me souvenais plus que j'avais laissé ici des morceaux de moi.
C'est étrange de se relire et de se découvrir livrant son intimité de cette façon.
Beaucoup de choses se sont passées et rien n'a changé.
C'est un peu effrayant, à vrai dire.
Peut-être me faut-il recommencer, réecrire pour oublier, pour m'équilibrer...
Il y a cette série que ma petite soeur m'avait fait découvrir, une bluette adolescente, The O.C et je m'étais laissé prendre... Et puis il y avait ce personnage et c'est sans doute celui qui m'avait retenu, Marissa, fragile et perturbée, paumée et désaxée.
Et sa phrase qui me hante, me marque et me correspond.
Maybe some people just get lost.

13:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




