mercredi, 25 juillet 2007
Everybody's gotta learn sometimes
Aujourd’hui, 25 Juillet 2007, cela fait un an et cinq mois que je suis avec lui… des hauts, des bas, des milieux, des peu importes, des à quoi bon, des pourquoi, des pourquoi pas, des c’est plus possible, des encore, des c’est trop dur, des je veux autre chose, des je t’aime, des malgré tout, des pour tout…

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Don't panic

Il y a un moment, quand on ressent trop de rancœur, de trahison, d’amertume, de déception, de souffrance, d’incompréhension… Quand on a été anesthésié par les médicaments, et qu’on n’en a plus, on se sent submergé, envahi par ce flot de sensations, de sentiments irritants, écoeurants… On sent des palpitations traverser tout son corps, des fourmis dans les mains, le cœur qui bat à cent à l’heure, les larmes qui coulent, la nausée qui vous prend en plein dans la gorge… On n’a plus qu’une envie. On n’ose pas. On se tait. Voilà.
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jeudi, 19 juillet 2007
Les nuits fauves
« …Lucille ne me comprendrait jamais parce que j’ai du goût pour trop de choses que je mélange, m’attardant à courir d’une étoile filante à une autre jusqu’à temps que je me casse la figure. Voilà ce que c’est de vivre dans la nuit, voilà ce que ça fait de vous. Je n’avais rien à offrir à personne que ma propre confusion. »
Jack Kerouac, Sur la route.

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Suicide is painless
23 Mai 2007
Comment je faisais avant d’avoir mon i-pod ? Il faudrait que je re-remercie mes amis de me l’avoir offert. La musique tourne en boucle. Les mêmes chansons intenses et tristes, infiniment mélancoliques, Maximilian Hecker, Tracy Chapman, Cat Power, AaRON, Jeff Buckley, Billie Holiday…
Je me suis réveillé ce matin comme si je venais de faire un mauvais rêve, je me souvenais de rien ou presque. Le trou noir.
Je me suis réveillée hier. J’ai pris ma douche. J’ai pris tous les somnifères. Je me suis allongée. J’ai attendu, « Maybe not » de Cat Power passait dans mes oreilles. Je voulais être libre, j’allais être libre. Ou du moins libérée.
Le reste n’est que bribes d’images qui semblaient être volées d’un film de Lynch. Et la totale m’a été racontée par ma sœur.
Je me suis pissée dessus. Je me suis cognée partout. Je n’arrêtais pas de pleurer. Ma sœur a appelé mon père, il est venu avec son collègue. Il m’a porté sur son dos, et ils m’ont emmené en voiture jusqu’aux urgences de la clinique près de chez moi.
J’aurai été très mal prise en charge. Mon père aurait été choqué par mon geste, énervé par l’attitude des infirmières. Je me souviens qu’une infirmière m’enlevait des espèces d’autocollants rouges et qu’elle faisait une blague sur mon t-shirt, sur ce qu’il y avait dessus, à savoir betty boop. Je me souviens lui avoir dit que j’étais fatiguée, et qu’elle a répondu : « Je le serai aussi si j’avais pris 7 comprimés. » Ce détail m’a obsédé. J’avais pris 14 comprimés.
Le médecin aurait dit à ma sœur que je refusais de parler, je n’ai pas vu de médecin, enfin je ne m’en souviens pas.
Ensuite je me souviens de l’odeur de la voiture qui me donnait la nausée. On s’est arrêté. J’ai vomi. L’ami de mon père a dit qu’il y avait des bouteilles d’eau dans le coffre.
Encore le trou noir. On se retrouve au centre. Deux patientes me parlent, me disent qu’on va bien s’occuper de moi. Un psy et une infirmière me prennent à part dans une salle. Je pleure, je ne sais pas ce qu’ils me demandent. J’ai envie de vomir. Je leur dis. Je sors. Il y a plein de portes. Je suis assez lucide pour retrouver la porte des toilettes. Je vomis un liquide jaune orangé. Comment je retrouve ma sœur et mon père ? Je ne sais pas. Mon père ne veut pas que je reste. Mais de toute façon il n’en est pas question. Je l’entend dire que parmi ces personnes, même quelqu’un de sain d’esprit deviendrait fou. C’est vrai que c’est glauque, que les gens sont bizarres. Je m’en souviens. On rentre à pied. Je me rend compte que j’ai mon pantalon du Sénégal et je demande à ma sœur pourquoi elle m’a pas mis autre chose. Je vomis sur la route. Avant de rentrer je demande à mon père d’acheter du coca light. C’est tout ce que je lui dirais avant d’aller me coucher.
Ce matin, le trou noir. Ma sœur a comblé les blancs. Je suis obligée de voir un psy. Hier j’ai appelé Philippe machinalement. Je lui ai dis. On s’est disputés. J’ai rompu. Il a rappelé. Il s’est excusé. On s’est vus aujourd’hui. On a dîné ensemble. Ca s’est bien passé. Je me suis presque endormie cramponnée à lui de toutes mes forces sur le scooter.
Je ne me souviens pas avoir eu envie de mourir. Je suis toujours aussi perdue. Je me sens toujours aussi mal. Et je me suis ratée d’une façon ou d’une autre. De toutes les façons en fait. Je laisserai une lettre, j’écrirai à tout le monde si j’avais l’intention de me tuer. Je le sais. Je suis paumée, je suis paumée, Sia, Wanda, Marissa…
Maybe some people just get lost…J’ai des bleus partout. Ca fait mal.

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mercredi, 18 juillet 2007
It's beginning to get me

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